840, rue Cherrier Montréal
Métro Sherbrooke
info@agoradanse.com

Automne 2007

Le Sacre du printemps (1982) + Les traces no. II (1989)

Daniel Léveillé Danse / Daniel Léveillé

12 au 22 septembre 2007

Parole de chorégraphe : 13 septembre

Le corps est musique et architecture. Il marque l’espace dans une sacralisation réinventée, devient lui-même objet et ferment d’une nouvelle nature, expression d’une culture nouvelle. Infatigable rouage d’un mouvement perpétuel entre ordre et chaos, entre excès et retenue, la danse s’impose, extrême et implacable, prétexte à un véritable sacrifice humain.

La cassure de l’élan répond à l’hétérophonie de la musique. L’obsédant martèlement des interprètes fait écho à la rythmique envoûtante d’un Sacre du printemps qui n’est plus tout à fait celui que Stravinsky avait offert à Nijinski.
Véritable quête métaphysique, l’œuvre de Daniel Léveillé cache sous la froideur du geste l’immense solitude de qui naît seul, avec l’incontournable perspective qu’il mourra seul. Préfiguration d’Amour, acide et noix, de La pudeur des icebergs autant que du Crépuscule des océans, le Sacre du printemps, œuvre marquante du répertoire du chorégraphe, est une ode à l’incommunicabilité.

Le génie du créateur s’y manifeste dans l’appropriation d’un classique du répertoire dansé pour témoigner d’une rupture : le langage corporel utilisé lui est éminemment personnel, la trompeuse neutralité esthétique du regard porte la passion d’un être avide d’absolu.

En complément de programme : les Traces no II.

En 1989, Daniel Léveillé proposait six solos (les Traces nos I à VI) où l’essentiel de l’écriture chorégraphique reposait sur la répétition compulsive du mouvement. Reprise de l’un de ces importants solos.

LE SACRE DU PRINTEMPS (1982)

CHORÉGRAPHE
Daniel Léveillé

RÉPÉTITRICES
Sophie Corriveau
Marie-Andrée Gougeon

INTERPRÈTES
Frédéric Boivin
Mathieu Campeau Justin Gionet
Emmanuel Proulx

ÉCLAIRAGES
Jean Jauvin

RÉGIE ET DIRECTION TECHNIQUE
Armando Rubio Gomez

MUSIQUE
Igor Stravinsky

LES TRACES NO II

INTERPRÈTE
louise bédard

Coproduction de l’Agora de la danse

© Denis Bergeron
© Denis Bergeron