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Daniel Léveillé Danse / Daniel Léveillé
12 au 22 septembre 2007
Parole de chorégraphe : 13 septembre
Le corps est musique et architecture. Il marque l’espace dans une sacralisation réinventée, devient lui-même objet et ferment d’une nouvelle nature, expression d’une culture nouvelle. Infatigable rouage d’un mouvement perpétuel entre ordre et chaos, entre excès et retenue, la danse s’impose, extrême et implacable, prétexte à un véritable sacrifice humain.
La cassure de l’élan répond à l’hétérophonie de la musique. L’obsédant martèlement des interprètes fait écho à la rythmique envoûtante d’un Sacre du printemps qui n’est plus tout à fait celui que Stravinsky avait offert à Nijinski.
Véritable quête métaphysique, l’œuvre de Daniel Léveillé cache sous la froideur du geste l’immense solitude de qui naît seul, avec l’incontournable perspective qu’il mourra seul. Préfiguration d’Amour, acide et noix, de La pudeur des icebergs autant que du Crépuscule des océans, le Sacre du printemps, œuvre marquante du répertoire du chorégraphe, est une ode à l’incommunicabilité.
Le génie du créateur s’y manifeste dans l’appropriation d’un classique du répertoire dansé pour témoigner d’une rupture : le langage corporel utilisé lui est éminemment personnel, la trompeuse neutralité esthétique du regard porte la passion d’un être avide d’absolu.
En complément de programme : les Traces no II.
En 1989, Daniel Léveillé proposait six solos (les Traces nos I à VI) où l’essentiel de l’écriture chorégraphique reposait sur la répétition compulsive du mouvement. Reprise de l’un de ces importants solos.
LE SACRE DU PRINTEMPS (1982)
CHORÉGRAPHE
Daniel Léveillé
RÉPÉTITRICES
Sophie Corriveau
Marie-Andrée Gougeon
INTERPRÈTES
Frédéric Boivin
Mathieu Campeau Justin Gionet
Emmanuel Proulx
ÉCLAIRAGES
Jean Jauvin
RÉGIE ET DIRECTION TECHNIQUE
Armando Rubio Gomez
MUSIQUE
Igor Stravinsky
LES TRACES NO II
INTERPRÈTE
louise bédard
Coproduction de l’Agora de la danse